Mardi 20 octobre 2009
Heureuse !


Heureuse d'être là !


Heureuse d'exister !


Heureuse de vivre !


Heureuse de moi !


Heureuse du monde !


Heureuse de tout !


Heureuse ! Tout simplement !

Par Plume
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Dimanche 27 septembre 2009
J'imaginais très bien une jolie maison de campagne du gers de plein pied avec autour des champs, des arbres et un petit ruisseau (j'en demande peut-être beaucoup -_-"). Je voyais aussi parfaitement ce petit garçon de dix ans pas très bien réveillé descendre en pijamas l'escalier qui le mênerait à la cuisine. Et pourquoi pas, plus tard, les souvenirs presques effacés d'un homme d'affaires réveillé un pleine nuit par des images de son passé.



Certaines choses ne s'oublient pas. D'autres si. C'est le cas de mon enfance. Je me rappelle les odeurs et les bruits mais hélas, aucun souvenir précis.
Je me souviens l'odeur du pain en train de lever entre quatre et cinq heures chaque matin. Cette odeur entêtante m'incitait à quitter la douce chaleur de ma couette tous les matins entre six et sept heures. Je la suivais et elle me guidait de ma chambre à la cuisine. Elle m'animait comme un pantin soudainement articulé. Je traversais le couloir, mes pieds nus sur la tiédeur du bois puis je descendais l'escalier en en faisant grincer et craquer chaque marche. Je connaissais par coeur les marches à éviter et celles sur lesquelles passer. Cet escalier n'avait aucun secret pour moi. Puis je posais un premier pied sur le carrelage glacé de la cuisine. Je frissonnais de ce changement soudain de température mais ne m'arrêtais pas. Dans la cuisine, il n'y avait personne mais sur la table attendaient un grand bol de chocolat chaud et des tartines grillées avec du beurre et de la confiture. Déjà préparées, prêtes à être mangées. Je m'asseyais sur le grand tabouret de ma grand mère et mes pieds ne touchaient plus le sol. Et puis je mordais à pleines dents dans mes tartines et m'en mettais systématiquement partout ! Et pour finir je buvais mon chocolat. Je me souviens du rire de ma grand-mère quand elle me disait que j'avais encore bu trop vite et que j'avais "la moustache".
Je me souviens aussi de l'odeur des patisseries que ma grand-mère mettait au four et auxquelles je n'avais pas le droit de toucher avant quatre heures de l'après-midi.
Je me souviens de l'odeur de la viande qui mijotait plusieurs jours durant avant qu'on puisse enfin la goûter. Mon grand bonheur, c'était de me faufiler discrètement dans la buanderie, soulever le couvercle du plat dans lequel mijotait la viande et y tremper le doigt pour goûter avant tout le monde. Aujourd'hui encore, j'ignore comment faisait ma grand-mère pour savoir ce que je faisais mais de l'autre bout de la maison j'avais toujours le droit à l'habituel "siffle !". Comment voulez-vous siffler avec quelque chose dans la bouche ? Je me faisais toujours avoir mais à part cela, ma grand-mère ne disait jamais rien et me laissait toujours faire. Il y avait même souvent un morceau de pain étrangement abandonné à côté du plat, morceau dont je me servais évidemment pour goûter.
De même, quand j'avais soif et que je ne voulais pas être obligé par la suite de laver un verre, je buvais à la bouteille, chose rapidement et parfaitement apprise grâce à mon grand-père au grand désespoir de ma grand-mère et de mes parents.
Je me souviens encore du TIC-TAC incessant de la pendule du salon. Elle ne s'arrêtait jamais car en plus de sonner les heures, elle sonnait aussi les demi-heures. Petit, je n'aimais pas cette pendule. Elle me faisait peur. Mais les années passant ... et aidant, j'ai appris à l'aimer. Elle est passée de terrifiante à adorée. Quand il n'y avait personne à la maison et que cela me faisait peur, je m'asseyais à ses côtés et je l'écoutais. J'avais la sensation qu'elle me protégeait. Son TIC-TAC m'enveloppait et devenait comme une chaude couverture jetée sur mes épaules. Le jour où elle a cessé de fonctionner, mon grand-père l'a ammenée à la décharge et ce jour-là, une partie de moi m'a abandonné pour rester à ses côtés.
Je me souviens encore du cliquetis des bottes de mon père sur le carrelage de la terrasse. Quand je l'entendais, je savais que c'était lui. Ce ne pouvait être que lui. Ce bruit n'appartenait qu'à lui. Du moment où retentissait le premier cliquetis jusqu'au moment précis où mon père franchissait la porte de la cuisine, je connaissais le nombre exact de pas qu'il faisait. Trente six. De même, il avait toujours une foulée lente et régulière. Ca aussi c'était appaisant.
Mon dernier souvenir, c'est Confiture, le chat. Il était tout blanc avec juste une tâche noire sur le museau. Gamin, j'avais dit à ma grand-mère qu'avec cette tâche, il avait l'air d'avoir approché les moustaches trop près de la confiture de mûres. Ce jour-là, j'ai tellement fait rire ma grand-mère qu'elle a bâptisé ce chat sans nom Confiture. Confiture était un chat aux poils très longs et aux yeux jaunes. Il faisait toujours pleins de bêtises et se cachait pendant des heures pour éviter de se faire gronder. Ou alors il se prélassait tous les après-midi de beau-temps nonchalamment affalé sur un recoin de la terrasse ou le soleil tapait jusqu'au soir. Parfois passait une souris ou un rat des champs. Alors Confiture ouvrait un oeil mais, trop épuisé par sa sieste, le refermait aussitôt. Je me souviens de la douceur de ses poils quand j'y glissais la main, du ronronnement de satisfaction qui en découlait ou encore, de son étrange miaulement rauque quand il avait faim. Confiture, en plus de ces traces là, m'en aura laissé d'autres, beaucoup moins agréables : celles des nombreuses griffures qui constellent mes mains, mes poignets et mes avant-bras. Qu'est-ce que je l'aimais ce chat !
Seulement ... il est temps que je me rende à l'évidence. Tout ceci est une époque révolue et mes souvenirs ne se réduisent plus aujourd'hui qu'à des goûts, des odeurs, des sons et des griffures sur mes bras.
Bien peu de choses en fait ...
Par Plume
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Dimanche 20 septembre 2009

Il y a quelques jours, je me suis endormie avec mes peluches, comme tous les autres soirs de ma vie. En me réveillant le lendemain matin, je me suis demandée, du haut de mes tous juste 18 ans, ce qui me reliait vraiment à elles.


Pour le petit garçon que j'étais à l'époque, il représentait tout ce que je possédais. Il était toujours là pour moi ... quand ça n'allait pas. Je le serrai contre moi et respirai l'odeur de lavande qu'il dégageait. Sa peau était douce et avec lui au moins je n'avais pas à me demander si notre proximité avait ou non raison d'être. Je savais qu'il m'était nécessaire et presque vital de l'avoir avec moi, et les gens autour de moi semblaient le savoir aussi. Je vivais avec lui sans me poser les questions que se pose aujourd'hui l'homme que je suis devenu : Pourquoi notre relation était-elle si forte ? Pourquoi son existence était-elle quasi-vitale pour moi ? Pourquoi ne parvenai-je pas à dormir quand il n'était pas là ? Aujourd'hui encore je n'ai pas de réponse à ces questions. Et je n'en aurai peut-être jamais. Qui sait ?
Depuis quelques années j'entends toujours parler de la sagesse que l'on acquiert avec l'âge. En y réfléchissant bien, je pense que la sagesse et la logique imparable dont fait preuve un enfant est nettement supérieure à tout ce que l'on apprend en grandissant. Un enfant agit en fonction de ce que lui dicte son instinct. Et en cela, il est beaucoup plus sage qu'un adulte. Les questions que je me pose aujourd'hui ne riment à rien ou tout du moins, pas à grand chose. Je ne fais que me prendre la tête inutilement sur des choses que je ne peux de toute façon plus comprendre.
Autant abandonner.
Jamais je ne comprendrai la relation extraordinaire entre un enfant et sa peluche.

Par Plume
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Mardi 1 septembre 2009

J'ai écris ce texte il y a longtemps maintenant mais quelques modifications se sont imposées.



Gaël traversa la route et enleva ses chaussures. Silencieusement, il se glissa dans la forêt. Ses pieds nus se posèrent sur les brindilles qui tapissaient le sol d’automne du Bois des Rois. À chaque pas, elles cassaient sèchement mais sans jamais faire trop de bruit. Gaël avait toujours su être discret. C’était inné. Arrivé suffisamment loin de l’orée de la forêt, il accéléra. À présent, ses pieds effleuraient à peine le sol. Autour de lui, le paysage défilait à une vitesse inouïe. Les êtres humains ne pouvaient pas courir si vite. Mais Gaël ne ralentissait pas. Sa respiration se fit de plus en plus discrète jusqu’à n’être plus qu’un murmure que seuls les arbres entendaient encore. Les sens aux aguets, le jeune garçon avait une conscience aigue de tout ce qui l’entourait. Il savait que les animaux le suivaient. Il sentait sur le sol les pas lourds des sangliers, entendait dans les fourrés les bonds légers des cerfs et des biches et percevait au dessus de lui, les battements des ailes des corbeaux, des tourterelles, des pies, des hirondelles et par-ci, par là, quelques hiboux et quelques chouettes. C’était toujours comme ça. Mais aujourd’hui était un jour différent, car de la forêt, il ne reviendrait pas.

 
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Gaël marchait tranquillement et seul, comme à son habitude. Lorsque la sonnerie retentit, il se boucha les oreilles en grimaçant de douleur. Il n’avait jamais supporté de bruit. Du coin de l’œil il vit les autres que la sonnerie ne dérangeait pas, aller se mettre en rang pour rentrer en classe. Gaël lui, dut attendre la fin de la sonnerie pour aller d’un pas traînant vers la salle. Il regagna sa place, seul, au dernier rang, près de la fenêtre mais à côté du radiateur, comme d’habitude. Gaël n’avait pas d’amis. Il n’en avait jamais eu et n’en éprouvait même pas le besoin. De toute façon, les gens le fuyaient. Ils s’écartaient ou changeaient de trottoir lorsqu’il passait. C’était comme ça depuis toujours. Il était habitué. Et pourtant, Gaël était un enfant comme les autres. Il était petit aux cheveux blonds comme les blés, courts, avec de nombreuses mèches folles qui retombaient doucement sur son visage d’ange et des yeux verts presque jaunes qui brillaient d’intelligence. À dix ans, Gaël avait le physique normal d’un petit garçon normal. Mais il y avait pourtant chez lui, ce petit quelque chose d’indéfinissable que l’on avait déjà vu chez certains enfants et qui faisait que tous l’évitaient. Mais en plus de cela, Gaël était atteint d’une étrange maladie. Cette maladie avait déjà été diagnostiquée chez onze enfants de sept à treize ans, dans le monde entier et personne n’avait su empêcher leur mort. On ne connaissait pas les symptômes de la maladie. On ne savait pas pourquoi les enfants mourraient. On ne savait pas non plus pourquoi ils étaient capables de donner avec certitude le jour et l’heure de leur mort. On avait seulement remarqué qu’ils ne parlaient jamais, qu’ils n’avaient pas de famille, qu’ils avaient ce petit quelque chose d’effrayant, qu’ils étaient souvent seuls et qu’ils aimaient la nature. Chaque enfant que l’on avait découvert atteint de cette maladie ne parlait que pour donner le jour et l’heure de leur mort et personne n’avait jamais réussi à empêcher leur étrange disparition ce même jour. Les médecins et la police en étaient venus à la conclusion qu’ils étaient morts sans pour autant avoir retrouvé leur corps. D’eux, il ne subsistait que le souvenir qu’ils avaient laissé aux membres qu’ils côtoyaient le plus souvent, généralement des médecins. La sonnerie retentit et Gaël se boucha à nouveau les oreilles. Heureusement qu’il mourrait bientôt, il n’aurait plus à supporter ce bruit. Lentement, il se leva et quitta la classe. Il devait aller à l’hôpital pour de nouveaux examens. Puis il avait rendez-vous avec Michaël, le psychologue qu’on lui avait attribué d’office. Les médecins avaient souvent fait accompagner ou raccompagner Gaël de peur que cet enfant de dix ans se baladant seul dans les rues se fasse enlever, jusqu’au jour où tous avaient compris que ce petit quelque chose d’effrayant qui le caractérisait le protégeait de toute forme d’agression. À la sortie de l’école, Gaël monta dans le bus et s’installa au fond, contre la vitre. Assise devant lui, une vieille dame changea de place pour rejoindre l’avant de bus, un jeune adolescent le dévisagea effrontément avant de changer place à son tour et bientôt, Gaël se retrouva seul avec seulement des regards curieux ou dégoûtés tournés dans sa direction. Mais peu lui importait. Comme tous les mercredis, il descendit au centre ville et remonta tranquillement la rue commerçante avant d’entrer dans l’hôpital. Il connaissait ces couloirs par coeur. La standardiste, elle, n’avait jamais eu peur de lui. Elle quitta son bureau, fit le tour et vint le prendre dans ses bras pour l’embrasser. Joyce était une femme noire d’une quarantaine d’années aux formes généreuses. Gaël lui sourit quand elle le souleva de terre. Il planta ses yeux verts dans ceux, noirs de la standardiste et déposa un léger bisou sur sa joue. Il aimait beaucoup Joyce. Depuis toujours. Il la trouvait belle avec toutes ces rondeurs. Elle était gentille et elle au moins, n’avait pas peur de lui.

-   Mon Dieu ! s’exclama-t-elle. Mais on ne te nourrit pas à l’orphelinat ! Tu es maigre à faire peur ! Si tu maigris encore, tu vas perdre un os !

Gaël sourit. Ce refrain, il le connaissait pas cœur, il y avait droit tous les mercredis. Joyce l’entraîna derrière le comptoir et partit dans une salle réservée. Elle en revint quelques minutes plus tard avec une grosse glace à la vanille recouverte de caramel.

-   Fait maison ! lui précisa-t-elle.

Gaël entama sa glace avec appétit et la termina en un rien de temps. Puis il se hissa sur son tabouret et se dévissa le cou pour poser un baiser de remerciement sur la joue de la standardiste.

-   Je suppose que je ne t’accompagne pas et que tu connais le chemin.

Gaël hocha la tête, lui sourit et lui fit un dernier geste de la main avant disparaître au bout du couloir. Ce chemin, en effet, il le connaissait. Et parfaitement. À gauche, à droite, puis monter trois étages, ouvrir la grande porte bleue, traverser le couloir puis ouvrir la porte numéro quinze. Il était arrivé. Mr Zakhir l’attendait. Ce vieil homme à la barbe blanche, aux cheveux longs et aux rides très marquées était son cardiologue.

-   Je suppose que c’est Joyce qui t’as encore empêché d’arriver à l’heure ? demanda-t-il dans un soupir de lassitude.

Gaël hocha la tête avec un sourire et l’impatience de Mr Zakhir fondit comme beurre au soleil. Il s’avança vers lui, le souleva et le posa avec douceur sur un tbouret avant d’aller chercher son matériel. Une fois de plus, comme tous les mercredis, Gaël passa un nombre incalculable d’examens, toujours tous sans aucune réponse. Mr Zakhir se désespérait mais Gaël lui serra la main dans ses petits doigts d’enfants. L’homme baissa les yeux vers lui et se sentit rassuré par l’assurance et la joie qu’il lut dans les billes vertes de l’enfant. Celui-ci leva les bras pour vers lui et le médecin le souleva de terre. Gaël plaqua un bisou sonore sur sa joue et s’enfuit de la pièce sans se retourner. Dans le couloir, Michaël l’attendait. Le garçon se dirigea vers lui, lui prit la main et l’entraîna à sa suite dans les dédales de couloirs jusqu’au bureau du psychologue. Michaël s’installa confortablement dans son siège et attendit. Gaël, comme d’habitude, gardait le silence. Enfin, il porta la main droite à sa bouche, et prononça d’une voix rauque :

-   Aujourd’hui est le jour de ma mort.

Michaël ne répondit pas. Il n’était pas étonné. Cet enfant qui ne parlait d’ordinaire jamais ne lui avait adressé la parole qu’une seule fois en cinq ans. Cette fois-là, il avait saisit un papier et un stylo et avait grossièrement écrit : Je mourrai le 7 juillet de l’année prochaine à 16h53. Michaël avait été stupéfait. Comment un enfant de neuf ans pouvait dire de telles choses ? Il lui avait alors demandé :

-   Et comment appréhendes-tu ta mort ?

-   Vivre ? Mourir ? Je ne vois pas la différence, avait-il répondu.

Et aujourd’hui, un an après cette phrase lourde d’un sens que le psychologue n’avait jamais compris, Gaël parlait de nouveau, mais pour lui annoncer sa mort. Malgré lui, Michaël sentit les larmes lui venir. Machinalement, il les essuya d’un revers de sa manche sans chercher à masquer sa tristesse. L’enfant se leva, s’avança et s’assit sur ses genoux sans un bruit. Il le dévisagea longtemps puis enfin, serra ses petits bras d’enfant autour du cou du grand-père qu’il n’aurait jamais. Puis, après un long moment, il embrassa le vieil homme et sauta de ses genoux. Il le regarda une dernière fois et partit sans se retourner.

 

 ___________________________________________________________________________________________



Enfin, Gaël parvint dans la clairière. Elle était aussi belle que dans ses rêves.

Petite.

Ensoleillée.

Perdue au fin fond de la forêt.

Inconnue.

Sans bruit, Gaël s’allongea dans l’herbe. Il regarda avec ses yeux d’enfant une dernière fois ce qui l’entourait. Il respira par son nez d’enfant une dernière fois les odeurs d’une forêt qui ne serait plus jamais la même et ferma les yeux.

Il sentit son cœur ralentir, sa respiration se calmer et ses sens s’éteindre peu à peu. Puis sa respiration cessa totalement et sa poitrine ne se souleva plus.

Mort. Mort était l’enfant. Mort était Gaël. Mais mort n’était pas son esprit.

La lune !

La nature !

La magie !

Tout cela réunit en un seul être. Gaël sentit ses sens revenir, sa poitrine se souleva à nouveau, les battements sourds de son cœur reprirent et il ouvrit les yeux. Autour de lui, les choses étaient comme avant mais en différent. En beaucoup plus grand. Il se redressa lentement avant de se relever complètement.

Son corps était petit, tout petit.

Ses mains étaient recouvertes de mousse.

Ses oreilles étaient longues, très longues.

Enfin, il était l’un des leurs.

Enfin, il était un farfadet …

Par Plume
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Vendredi 28 août 2009

J'ai écris ce poème il y a deux ans déjà et je crois qu'il est un bon reflet de ce que je suis ...




Here, everywhere …

Women will wage war

Men will be expecting babies

Politicians will say the truth

Poppies will be blue

Hens will have teeth and ducks will have braces

We will have the week when pigs fly

We will go to bed to start the day

 

Here, everywhere …

Clocks will function in the wrong way round

Black holes will spit planets

We will read upwards

Tigers will eat grass

Clouds will grow up from the ground

Guns will shoot flowers

Princesses will escape their dungeons alone

 

Here, everywhere …

Chocolate will not be the enemy of scales

Artists will paint the music

The wind will blow answers for tests

We will die in a burst of laughter

Johnny Wilkinson will not play rugby so we will win the World Cup

Palms will grow up in Canada

Ghosts will be narcoleptic

 

Here, everywhere …

I will be free

 

Par Plume
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